Les agriculteurs en colère

0
25

ZONES DÉFAVORISÉES, LES AGRICULTEURS EN COLÈRE

Les agriculteurs avaient un peu décoléré ce vendredi 9 février dernier, suite à une réunion intéressante et fructueuse avec le Ministère de l’Agriculture qui s’est tenue la veille. Des propos qui doivent avoir été confirmés par les entretiens prévus le lendemain avec des promesses faites aux agriculteurs concernant la nouvelle carte des zones défavorisées.

Ils dénoncent la fin d’un système

Une mobilisation pour dénoncer le déclassement de territoires

Les agriculteurs ont justifié leur mouvement en expliquant « à situation désespérée, action désespérée ». Des exploitants qui ont ainsi bloqué, un peu partout dans le pays, les axes routiers afin de se faire entendre concernant un désaccord sur la réforme des zones défavorisées qui déclassent certains territoires.

Défendre leurs aides

De nombreuses régions Françaises ont vu leurs axes bloqués par de nombreuses actions menées par les agriculteurs. Des professionnels qui regrettent n’en arriver là pour parvenir à se faire entendre mais qui veulent défendre leur métier. La réforme européenne des zones défavorisées sonnerait la fin d’un système qui permet à ces professionnels de percevoir des aides compensatoires accordées par l’Europe.

Des mesures d’accompagnement pour les agriculteurs

Le Ministère s’est exprimé en expliquant que les exploitants dont les terres seraient susceptibles de ne plus figurer dans ces zones défavorisées, pourraient bénéficier de mesures d’accompagnement en vue de les aider à faire face à cette nouvelle situation.

Les mouvements se calment progressivement

Pas de nouvelles actions dans le Tarn et Garonne

Satisfaits par les annonces du gouvernement, les agriculteurs du Tarn et Garonne n’envisagent pas de mettre en place d’autres actions de blocage. Des professionnels qui prévoient d’ailleurs de nettoyer les chaussées rapidement, d’après les déclarations d’Alain Iches, Président de la FDSEA 82. Une décision précédée par une réouverture de l’A20 vers Montauban ainsi que de l’A62 entre Bordeaux et Toulouse.

Une victoire importante pour l’Ariège

Avec un classement de l’ensemble des communes du département de l’Ariège, en zones défavorisées, les agriculteurs considèrent qu’ils viennent de remporter une importante victoire. Le résultat d’un long combat qu’ils comptent poursuivre pour leurs collègues.

Le travail n’est pas terminé

C’est sur la continuité territoriale que les agriculteurs veulent poursuivre leur travail. En effet, ils considèrent que cette carte présente des incohérences, avec des territoires cernés de zones défavorisées et non encore inclus. Mais Alain Iches se veut rassurant « Le gouvernement est prêt à nous entendre sur ce sujet » a-t-il confié.

Des mobilisations sont encore prévues

Les tensions se calment mais les actions continuent

Bien que les mouvements régressent, les actions ne sont pas pour autant finies car certains départements n’ont pas encore obtenu l’ensemble de leurs zones défavorisées. C’est entre autres, le cas du Gers qui coure le risque d’en perdre quelques-unes.

26 communes réintégrées dans le Lot

Le dispositif zones défavorisées a réintégré 26 communes du Quercy Blanc, par contre ce sont 14 autres villes de la Vallée de la Dordogne qui n’entreraient pas dans le nouveau zonage en projet. Pour autant, les syndicats n’envisagent pas de blocage ou d’action particulière pour le moment, préférant donner un peu de temps aux négociations. D’ailleurs, le président de la FDSEA du Lot est confiant pour l’avenir.

L’Aveyron se mobilise

A contrario, le département de l’Aveyron a quant à lui continué les actions avec plusieurs points de blocages. Les syndicats souhaitant faire comprendre au gouvernement qu’il leur est impossible d’accepter que certaines communes courent le risquent de sortir des zones défavorisées tandis que d’autres y ont été intégrées.

Les élus locaux soutiennent leurs agriculteurs

Les agriculteurs de l’Occitanie ont été représentés avec la présidente de la région, Carole Delga, désireuse de démontrer son soutien à la réunion du Ministère. Une responsable locale qui affirme que des avancées ont été obtenues grâce à la mobilisation de tous ce dont elle se félicite, restant malgré tout vigilante.

La colère monte dans l’Aude

Mais si certains voient des signes encourageants pour leur territoire, d’autres se sentent pénalisés. C’est le cas de 55 agriculteurs de l’ouest du Département de l’Aude, plus précisément « La Piège » qui doit intégralement sortir de la carte. Mobilisés et soutenus par le président du conseil départemental, ils ont décidé de mettre leur territoire en vente sur le site de vente « Le boncoin ». Un geste désespéré d’agriculteurs qui voient leur avenir compromis.

Une réforme qui peut signer la fin de certaines exploitations

Les agriculteurs expliquent que cette réforme peut engendrer des pertes considérables, de l’ordre de 8.000 à 10.000 euros et progressivement conduire à la fin de certaines exploitations. Les territoires concernés se ferment et sont progressivement désertés pour finalement conclure à la mort des villages.

La nouvelle carte doit entrer en vigueur le 1er janvier 2019

Une carte actuelle qui date de 1976

Ce sont 3555 communes supplémentaires qui doivent être intégrées dans la nouvelle carte en cours de refonte, qui viendront en remplacement des zones actuelles qui comptent 10.429 communes et datent de 1976. C’est au 15 février qu’est fixée la présentation des nouvelles zones défavorisées par la commission nationale. Un organisme qui travaille sur ce dossier sous l’autorité du ministère de l’agriculture.

Les agriculteurs restent mobilisés et vigilants

Confiants devant les annonces du ministère mais vigilants du fait de l’enjeu de cette nouvelle réforme, les agriculteurs ont décidé de lever les barrages mais de rester mobilisés et très attentifs en attendant la présentation de la carte définitive des zones défavorisées.

Article rédigé par l’équipe WAPI-TPE

LAISSER UNE RÉPONSE

Merci de saisir votre commentaire
Merci de saisir votre nom

Résoudre : *
1 + 9 =