COUP de PUB ou FLOP ?

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Il y a quelques jours une grande enseigne a provoqué une émeute incroyable. On peut se poser la question comment une société dîtes civilisée peut pour quelques pots de pâte à tartiner au chocolat en arriver à des scènes qui méritent d’être qualifiées de bestiales.

Cette même enseigne quelques jours plus tard récidive avec un produit qui pourrait paraître plus ….. Essentiel comme des couches culottes.

Des images Violentes

Là aussi, des images d’une rare violence à l’heure où tous les enfants ne sont pas couchés, sont passées sur « notre petit écran ».

Pourtant, ils nous avaient séduit avec leurs deux derniers spots publicitaires qui ne manquaient pas de finesse avec un message attendrissant et « Humain » qui nous ferait presque oublier qu’ils font parti de la grande distribution.

Mais là, à vouloir trop en faire, à vouloir marquer les esprits avec de telles promotions à moins 70% , ce coup de projecteur risque de se retourner au désavantage de l’enseigne.

En effet, si ces magasins se disent dans leurs slogans publicitaires « Nous sommes Producteurs et commerçants » comment ils peuvent à ce titre prétendre à afficher des promotions de 1,41 euro au lieu de 4,70 euros pour le pot de pâte à tartiner et 7,18 euros au lieu de 23,95 euros pour les couches.

Ventes à Perte

L’encadrement d’une vente à perte est régi par le code du commerce seulement pour certains cas comme des articles dépassés ou non renouvelés par le magasin.

On peut difficilement imaginer que l’enseigne noir et rouge se passe de vendre dans ses rayons de tels produits de grandes marques par conséquent la promotion n’était pas subordonnée à une vente à perte.

Si la loi impose qu’il est interdit de vendre à perte, et que c’est considéré comme une pratique déloyale, rien n’empêche de vendre à prix coûtant. Le consommateur devrait à ce titre se poser les bonnes questions, quand on se permet une telle promo, le reste du temps, on fait une super marge !

Si Monsieur Tout le monde paie la note que dire de nos agriculteurs qui à l’heure actuelle montre du doigt certaines pratiques qui les étranglent.

Si la presse locale, les télévisions et mêmes les politiques ont déploré de telle pratique, une enquête est ouverte par la DGCCRF.

A noter que les deux fabricants ont pris leurs distances sur l’enseigne. Et toc !

Olivier TURKMENIAN

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